L’allaitement à tout prix!

C’est un grand plaisir d’écrire ce matin après une semaine chargée ; journée pédago et corvées automnales obligent. Désolée donc de vous avoir laissés sur votre faim. Je suis tombée dernièrement sur un article dans un petit journal local traitant de l’allaitement. Loin de moi de vous blaser avec ce sujet hypermédiatisé mais qui fait tout de même jaser!

On dénonçait l’absence de banques de lait maternel au Québec. Chose à laquelle j’ai déjà pensée lorsque mon degré de culpabilité atteignait son apogée parce que je n’allaitais pas mon fils. En effet, au Canada il y en aurait qu’une à Vancouver! Pourtant à une époque pas si lointaine on faisait appel aux mères nourricières pour nourrir nos nouveaux-nés. Aujourd’hui une telle pratique susciterait un certain inconfort ou du dégoût. Il serait souhaitable d’offrir ce service pour les enfants prématurés ou pour les mères ne pouvant allaiter ou désirant utiliser le biberon. Car n’oublions pas que le lait maternel procure une protection unique contre divers troubles de santé et qu’il est facilement digéré par le nourrisson.

Par contre, que faisons-nous de la femme qui fait le choix d’utiliser le biberon et d’offrir une préparation lactée ? Seigneur, une pestiférée! Je n’ai pas honte de le dire, je fais partie de cette bande… J’approuve à 100 % les mères qui décident de sacrifier leur liberté pour plusieurs mois afin de donner ce qu’il y a de mieux pour leur enfant. Par contre, serait-il possible d’arrêter cette vague de paranoïa qui circule en milieu hospitalier et dans la population en général sur le fait qu’on met la santé de notre bébé en péril si on lui donne une préparation commerciale ? Si les mesures d’hygiène et les indications du fabricant sont respectées, je ne vois pas où est le danger. Mes enfants en ont bue et j’en connais plusieurs qui s’en sont nourrie et il n’y a pas plus d’enfants malades ou allergiques. D’ailleurs dans mon temps on nous donnait du lait 3.25 % non transformé!

En terminant, je suis bien contente d’avoir partagé ma “montée de lait” avec vous. Et pour les mères indignes comme moi, n’ayez pas honte d’avoir offert à vos enfants une préparation. Vaut mieux avoir une mère heureuse et épanouie pour vivre ces merveilleux moments qui passent si vite!

Comments

  1. Isa says:

    Quand j’ai essayé d’allaiter Alex… ca marchait pas… ca me tentait pas et je n’étais pas a l aise..
    les infimières me regardait comme si j’avais commis un meutre.
    Et je remercie une jeune infirmière qui m’a rassurée en me disant que je n’étais pas une mère indigne parce que je n’allaitais pas. Au contraire… il y avait beaucoup plus de femme que nous pensons qui n’allaitent pas leurs enfants. Mais ca ils n’en parlent pas a l’hopital… Vive la culpabilité :)

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