Salon du Livre de Montréal 2012: Une Revue

J’avais de grandes attentes face à cet évènement tant attendu qu’est le salon du livre de Montréal. Le plus grand rassemblement du monde de l’édition française en Amérique du Nord. C’est donc dans la joie et l’allégresse que j’y suis allée, accompagnée de mon mari qui est un amoureux des bouquins tout comme moi, mercredi dernier.

En tant que bénévole à la bibliothèque de l’école de mes enfants, je débutai notre visite avec les maisons d’édition Scholastic et Dominique et Cie. Une aventure remplie à craquer d’embuches et d’obstacles qu’étaient les centaines d’enfants surexcités qui se massaient devant les présentoirs. Nous avons tout de même réussi à faire quelques achats mais surprise à la caisse! Aucune réduction n’était offerte pour l’occasion ou autre forfait du genre achetez-en un et obtenez l’autre à moitié prix. Il y avait bien quelques petits emballages cadeaux contenant des BD chez Dominique et Cie mais rien de plus. D’ailleurs à cet endroit un auteur jeunesse devait signer ses livres mais il n’était visible nul part, incognito dans la foule. Mais où est Charlie ?

Nous avons quitté le brouhaha afin de poursuivre vers un contenu plus adulte. Les kiosques des différentes maisons d’édition se faisaient compétition avec certains best-sellers. Les présentoirs regorgeaient de nouveautés et il y avait quelques auteurs venus rencontrer leurs lecteurs en majeure partie inexistants. Parmi tous ces gros noms figuraient des petites maisons d’édition obscures ou improvisées parlant de Dieu ou de remèdes miracles qui selon moi n’ont pas leur place dans ce genre d’évènement. Des conférences données par certaines personnalités du milieu se déroulaient ici et là. Nous avons bien aimé la formule de Radio-Canada où il était possible de converser avec un auteur en direct via Skype.

Parlons de technologie, comme le domaine est en plein bouleversement avec l’avènement des liseuses, ipad et compagnie, j’ai été très déçue de constater l’absence de ces gadgets. Afin de suivre la tendance et captiver le public, l’industrie aurait tout à gagner de promouvoir ce virement. C’est écologique et de plus un livre virtuel ne peut qu’être lu par le ou les propriétaires de l’appareil, ce qui signifie plus de ventes.

Bien que cette visite m’ait laissée pour ainsi dire indifférente, je tiens à mentionner que le goût de la lecture ne semble pas éteint ou près de mourir. L’engouement des enfants était palpable et c’est encourageant pour l’avenir! En terminant, visitez votre libraire fréquemment avec votre famille, vous-y ferai de belles découvertes et vous bénéficierez de bien meilleurs prix!

[Source de L’image: Manu_H @ Flickr.com (CC)]

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  1. […] fait mention lors de mon dernier article des nouvelles technologies relatives à la lecture. Je n’ai pas trop élaboré sur le sujet puisque ceci est également nouveau pour moi. […]

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