Pas facile de planifier notre mort!

Le titre résume bien le sentiment d’inconfort que nous ressentons tous lorsqu’il est temps d’évoquer notre propre mort. Au delà de la répulsion que cela nous inspire, nous devons faire preuve de logique afin d’éviter à nos proches des situations conflictuelles ou soucis inutiles. Près de 50 % des Québecois n’ont pas de testament, leurs avoirs seront donc départagés selon les règles du Code civil du Québec. Difficile avec les scénarios familiaux d’aujourd’hui!

Si un conjoint de fait parent d’enfants décède, en l’absence de testament, tous ses avoirs vont à ces derniers. Le conjoint survivant devient alors copropriétaire avec ses enfants de la maison. De plus, l’argent provenant de la succession ne peut servir à subvenir à leurs besoins puisqu’il appartient désormais aux héritiers. Les dispositions s’appliquent même si les parents sont séparés!

N’allez pas penser comme moi, c’est-à-dire que les couples mariés sont à l’abri des troubles. La situation est certes moins catastrophique mais le conjoint survivant n’a droit qu’à un tiers des biens. La balance va aux enfants donc encore une fois la veuve ou le veuf devient copropriétaire de sa maison. Dans le cas d’une rupture des époux sans divorce prononcé, les enfants et l’ex-conjoint deviendront les héritiers légaux.

Si par malchance les deux parents décèdent leurs actifs vont à parts égales à leurs enfants. Une assemblée composée de la parenté devra soumettre au tribunal une recommandation afin de mandater un tuteur pour la gestion et la garde des enfants.

Un testament permet de répartir vos avoirs comme vous l’entendez. Vous pourrez léguer une part à votre conjoint, établir un montant pour la garde des enfants, définir l’âge à lequel ils pourront toucher leur héritage. De plus, vous pourrez désigner une personne de confiance qui aura à coeur le bien-être et l’intérêt de vos enfants mineurs. Un testament notarié coûte entre 350 $ et 500 $, c’est peu comparé au stress que peut engendrer des batailles juridiques ou des situations pénibles. Il est conseillé d’y apporter des modifications à tous les cinq ans ou si votre statut matrimonial change.

J’ai pris mon courage à deux mains et la semaine prochaine je me paie une petite visite chez ma notaire. Il faudra une grosse dose de réflexion et de maturité afin d’assurer une protection aux êtres qui me sont chers. Bon, maintenant…on peut changer de sujet ?

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Comments

  1. Marie says:

    En même temps que le Testament.. un Mandat en cas d’inaptitude est fortement conseillé.. il n’y a pas que la «mort» qui peut être un casse-tête.. et comme on ne sait pas de quoi demain sera fait.. il faut aussi se protéger tant qu’on est encore en vie.. un accident peut modifier complètement notre vie.. et qui s’occupera de nous si nous devenions «invalide et incapable» de gérer notre quotidien!!! Le Mandat en cas d’inaptitude est un Must avec le Testament!

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