La Lecture Moderne Avec Les Liseuses Électroniques

J’ai fait mention lors de mon dernier article des nouvelles technologies relatives à la lecture. Je n’ai pas trop élaboré sur le sujet puisque ceci est également nouveau pour moi. J’ai bien un ipad à la maison mais c’est mon conjoint (un vrai geek) qui s’est occupé de me télécharger un roman. Ce matin, j’ai donc réalisé une petite recherche sur le net afin de m’instruire sur le sujet et voici ce que j’en ai compris. Franchement, soit que j’ai plus de cheveux blancs que je pense ou soit que c’est compliqué!

Débutons par les liseuses, terme utilisé pour désigner un appareil permettant la lecture de livres, revues ou journaux virtuels. Son écran est adapté pour la lecture, sans reflet et avec une configuration permettant de choisir le format et la grandeur de police ainsi que la luminosité. Il est le compagnon idéal pour le grand lecteur. Au départ, les liseuses n’étaient pas dotées d’écrans couleurs ou tactiles et servaient uniquement à la lecture. Les nouvelles générations offrent maintenant beaucoup plus de fonctionnalités telles qu’une connection wi-fi, un navigateur Internet, une sortie audio ou haut-parleurs ainsi que plusieurs applications de jeux vidéo et média sociaux. Bien qu’elles soient plus abordables que les tablettes, elles sont moins polyvalentes.

Les tablettes quant à elles, nous permettent d’être complètement indépendants ou presque de notre ordinateur. C’est d’ailleurs grâce à mon ipad que je vous écris actuellement. Le contenu multimédia est beaucoup plus large, l’écran tactile à crystaux liquides couleur donne aux images et vidéos une netteté HD. Ce dernier par contre rend la lecture à l’extérieur difficile compte tenu de son effet réfléchissant. Elles sont donc conseillées pour des lecteurs occasionnels ou comme outils de travail portatifs.

Les nombreux modèles disponibles offerts par une dizaine de compagnies rendent le choix difficile. Même le géant Amazon et Indigo ont leurs liseuses sans compter les Sony, Samsung, etc.. Pour ce qui est du téléchargement de ebooks, c’est compliqué! Vous devez vous ouvrir un compte sur le site de la librairie choisie et télécharger son application sur votre appareil pour rendre la lecture de votre livre possible. Comme plusieurs entreprises vendent des ouvrages virtuels, il est préférable de rester fidèle à un nombre limité. Il n’apparait pas possible de pouvoir transférer notre ebook à une autre personne tel que nous le ferions avec un bon vieux format papier. Par chance que les romans numériques sont offerts à moindre coût ou que plusieurs classiques classés sous le domaine public (Jules Verne, Charles Dickens, etc..) sont gratuits.

Malgré une certaine complexité pour une novice comme moi, il y a que des avantages. En effet plusieurs centaines de manuscrits peuvent être stockés en mémoire, nous pouvons donc transporter une bibliothèque complète en voyage. De plus, il sera dorénavant possible d’emprunter des livres virtuels dans plus de 1000 bibliothèques municipales au Québec par l’entremise de la plateforme Pretnumérique.ca.

L’engouement ne fait que commencer au Québec mais la popularité des liseuses est déjà bien établie en France et aux États-Unis notamment. Je parie que plusieurs d’entre vous savez maintenant quoi demander au Père-Noël cette année!

[Image via Engadget]

Salon du Livre de Montréal 2012: Une Revue

J’avais de grandes attentes face à cet évènement tant attendu qu’est le salon du livre de Montréal. Le plus grand rassemblement du monde de l’édition française en Amérique du Nord. C’est donc dans la joie et l’allégresse que j’y suis allée, accompagnée de mon mari qui est un amoureux des bouquins tout comme moi, mercredi dernier.

En tant que bénévole à la bibliothèque de l’école de mes enfants, je débutai notre visite avec les maisons d’édition Scholastic et Dominique et Cie. Une aventure remplie à craquer d’embuches et d’obstacles qu’étaient les centaines d’enfants surexcités qui se massaient devant les présentoirs. Nous avons tout de même réussi à faire quelques achats mais surprise à la caisse! Aucune réduction n’était offerte pour l’occasion ou autre forfait du genre achetez-en un et obtenez l’autre à moitié prix. Il y avait bien quelques petits emballages cadeaux contenant des BD chez Dominique et Cie mais rien de plus. D’ailleurs à cet endroit un auteur jeunesse devait signer ses livres mais il n’était visible nul part, incognito dans la foule. Mais où est Charlie ?

Nous avons quitté le brouhaha afin de poursuivre vers un contenu plus adulte. Les kiosques des différentes maisons d’édition se faisaient compétition avec certains best-sellers. Les présentoirs regorgeaient de nouveautés et il y avait quelques auteurs venus rencontrer leurs lecteurs en majeure partie inexistants. Parmi tous ces gros noms figuraient des petites maisons d’édition obscures ou improvisées parlant de Dieu ou de remèdes miracles qui selon moi n’ont pas leur place dans ce genre d’évènement. Des conférences données par certaines personnalités du milieu se déroulaient ici et là. Nous avons bien aimé la formule de Radio-Canada où il était possible de converser avec un auteur en direct via Skype.

Parlons de technologie, comme le domaine est en plein bouleversement avec l’avènement des liseuses, ipad et compagnie, j’ai été très déçue de constater l’absence de ces gadgets. Afin de suivre la tendance et captiver le public, l’industrie aurait tout à gagner de promouvoir ce virement. C’est écologique et de plus un livre virtuel ne peut qu’être lu par le ou les propriétaires de l’appareil, ce qui signifie plus de ventes.

Bien que cette visite m’ait laissée pour ainsi dire indifférente, je tiens à mentionner que le goût de la lecture ne semble pas éteint ou près de mourir. L’engouement des enfants était palpable et c’est encourageant pour l’avenir! En terminant, visitez votre libraire fréquemment avec votre famille, vous-y ferai de belles découvertes et vous bénéficierez de bien meilleurs prix!

[Source de L’image: Manu_H @ Flickr.com (CC)]